1994-1996 : les éducatrices …
vers A.C.A.I 64

Une fois 2 postes d'éducatrice créés, se posent deux problèmes :

• le financement :

La première année, l'association ENFANT SOLEIL assure tant bien que mal une partie du financement, le reste étant à la charge des familles. Mais devant les soucis financiers de cette association, GRANDIR ENSEMBLE se tourne dès 1994 vers l'association basque CHRYSALIDE, dont le président est Patrice Lagisquet. En effet, cette association qui poursuit les mêmes objectifs que GRANDIR ENSEMBLE, a été séduite par le concept du poste d'éducatrice en tant qu'auxiliaire d'intégration. Disposant de moyens financiers, elle décide d'aider GRANDIR ENSEMBLE pour expérimenter le principe, dans le but de le mettre en place au Pays Basque en cas de succès. Pour cela, A.C.A.I 64 (Association pour la Création de l'Aide à l'Intégration 64), association de type gestionnaire regroupant des membres des deux associations, voit le jour en 1994 pour gérer financièrement les éducatrices. CHRYSALIDE finance alors 80% du coût, 20% restant à la charge des parents.

• le fonctionnement pratique :

Les enfants de l'association sont répartis sur la C.L.I.S (Ecole Sainte Jeanne Elizabeth à PAU) et sur des classes ordinaires (Ecole publique d'Idron par exemple). L'éducatrice doit donc partager son temps de travail entre la C.L.I.S et les autres écoles. De plus, elle se retrouve avec des employeurs qui sont à la fois juge et partie, car ce sont aussi les parents des enfants, d'où parfois des situations difficiles à gérer. De même, les relations avec les enseignants sont parfois tendues, ces derniers craignant que l'éducatrice n'empiète sur leur terrain en dépassant ses prérogatives.

En résumé, problèmes de financement et d'encadrement des éducatrices, ainsi que de relation avec les enseignants. Ce système va cependant perdurer pendant deux années avec un seul poste d'éducatrice.